La « monnaie hélicoptère » : le prochain stade de la répression financière ?

MonnaieLa question de la « monétisation de la dette publique » (qualifiée également de « monnaie hélicoptère » ou d’injections directes) fait couler de plus en plus d’encre. De manière schématique, cette stratégie consiste, pour les banques centrales, à faire tourner la planche à billets dans l’objectif précis de financer les budgets du secteur public. Il est intéressant de noter que le débat a été ravivé par Mario Draghi en personne, le  président de la Banque centrale européenne (« BCE »).

Au début de l’année 2016, la politique monétaire était toujours globalement expansionniste. Même la remontée des taux d’intérêt amorcée par la Réserve Fédérale (Fed) aux États-Unis en décembre 2015 n’a pas apporté de changement majeur dans ce domaine. En effet, la Fed est intervenue pour relever ses taux directeurs de 25 points, soit la première hausse intervenue depuis 2008, qui s’est inscrite dans le sillage du retrait par la banque centrale américaine de son programme d’assouplissement quantitatif au cours de l’automne 2014. Or, le processus de normalisation de la politique monétaire américaine reste encore
un objectif lointain. Le taux de base actuel, tel que mesuré par rapport à la « Règle de Taylor » sur la base de son évolution historique, devrait se situer sur un niveau supérieur à 2% pour être relevé à 4% d’ici 2017. Or, la Fed est encore bien loin d’un tel objectif. Certes, le programme d’achats d’actifs va être interrompu, mais l’expansion du bilan de la Fed ne devrait pas être inversée de sitôt, bien au contraire. Les emprunts d’État arrivant à échéance seront en effet remplacés par de nouveaux achats.

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